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Quand Beyrouth s'expose à Venise Pour la 59ème édition de la Biennale de Venise, le Pavillon libanais expose deux artistes contemporains libanais, Danielle Arbid et Ayman Baalbaki, au sein de l'exposition Le Monde à l'image de l'homme. Le dialogue entre ces deux artistes se caractérise par des points de vue géographique et esthétique différents : La vidéo Allô Chérie de Danielle Arbid, cinéaste et vidéaste issue de la diaspora, installée à Paris, raisonne avec Janus Gate d'Ayman Baalbaki, peintre qui vit et travaille à Beyrouth Au sein de son installation monumentale, Ayman Baalbaki crée une oeuvre incarnant le processus de fragmentation subi par la ville de Beyrouth suite au retour des barrières et barricades dans son espace urbain. Au mouvement de la porte de Janus, tour à tour grande ouverte, entrabaillée ou close, répond la course effrénnée de la mère de Danielle Arbid à travers Beyrouth.La vidéo s'organise en un split screen montrant une ville divisée dont la bande son se compose de bribes de négociations téléphoniques. Cette dichotomie ajoute à l'impression de fracture d'une ville en pleine incertitude. Le catalogue rassemble plusieurs articles facilitant l'appréhension de ces deux oeuvres et marque le retour du Pavillon libanais à la Biennale de Venise après 5 ans d'absence.